Il y a parfois, en astrologie, des configurations qui donnent envie de dire : Bingo.
C’est exactement ce qui m’est venu en regardant le ciel d’Édouard Philippe en cette rentrée de septembre 2026.
Car son Soleil natal est à 5°40 du Sagittaire. Et actuellement, Uranus est à… 5°42 des Gémeaux.
Autrement dit, Uranus est quasiment exactement en opposition à son Soleil.
Difficile de ne pas remarquer une telle précision.
Édouard Philippe est né le 28 novembre 1970 à Rouen, avec un Soleil en Sagittaire conjoint à l’Ascendant, mais aussi conjoint à Neptune. Un Soleil déjà assez particulier, puisqu’il se trouve en maison XII, dans un thème où beaucoup de choses se jouent en profondeur, derrière les apparences. Sa Lune est également en maison XII, en Scorpion, conjointe à Neptune. (Astrotheme)
Mais revenons à Uranus.
Uranus, c’est le changement de rythme, le déplacement du cadre, la nécessité de sortir d’une situation devenue trop étroite. Pas forcément une révolution spectaculaire. Parfois simplement le besoin de faire autrement.
Et justement, que fait Édouard Philippe en cette rentrée ?
Il change de dimension.
Le 8 septembre, il réunit son premier comité de campagne élargi, avec des personnalités venues d’Horizons mais aussi de Renaissance et de la droite. Dans le même temps, il annonce qu’il quittera la présidence d’Horizons le 1er octobre. Et surtout, il propose de réunir les différentes familles de la droite et du centre au début du mois de novembre afin de travailler à leurs convergences et à une candidature unique. (Le Monde.fr)
Le passage est assez saisissant : on n’est plus tout à fait dans la logique d’un homme à la tête de son parti. Il cherche à se placer au-dessus des frontières partisanes.
Comme si quelque chose devait être déplacé.
Et c’est là que le thème devient intéressant.
Car ce Soleil en Sagittaire, conjoint à l’Ascendant, porte déjà une forte dimension de projection : il y a chez Édouard Philippe quelque chose qui demande à prendre de la hauteur, à élargir le champ, à dépasser le cadre immédiat.
Mais son Soleil est aussi conjoint à Neptune.
Et Neptune brouille les contours.
Il peut y avoir un idéal, une vision, mais aussi une difficulté à faire entrer cette vision dans une forme parfaitement définie.
Or, depuis plusieurs mois, le projet politique de Philippe oscille précisément entre plusieurs formes : nouveau parti, confédération, rassemblement, candidature unique… Il ne s’agit plus simplement de défendre une étiquette mais de tenter de redessiner un espace politique. (Le Monde.fr)
Et voilà que, simultanément, Uranus vient s’opposer presque au degré près à ce Soleil natal.
Le cadre bouge.
Mais Uranus n’est pas seul.
Neptune, de son côté, forme actuellement un trigone à son Soleil natal, tandis que Pluton lui adresse un sextile. Trois planètes lentes viennent donc toucher ce Soleil au même moment.
C’est beaucoup.
Et surtout, c’est intéressant parce que ces trois symboliques ne racontent pas exactement la même histoire.
Uranus bouscule.
Neptune ouvre.
Pluton transforme.
Il serait évidemment tentant d’en déduire mécaniquement qu’Édouard Philippe va changer de trajectoire politique. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel.
Les astres n’obligent à rien.
Ils dessinent un climat, un champ de possibles. Et ce qui m’intéresse ici, c’est la correspondance entre ce climat et ce que l’homme est précisément en train de faire.
Car au moment où Uranus vient toucher son Soleil, Édouard Philippe cherche à sortir du cadre qui était jusqu’ici le sien.
Il quitte bientôt la présidence de son propre parti.
Il cherche à agréger des personnalités qui ne viennent pas toutes du même camp.
Et il tend la main à ceux qui, pour l’instant, ne semblent pas particulièrement pressés de la saisir.
La réponse politique est d’ailleurs loin d’être unanime. Gabriel Attal et Bruno Retailleau ne se rallient pas à sa proposition et l’idée d’une primaire continue de circuler avec insistance. (Le Monde.fr)
C’est peut-être là que se trouve le paradoxe de cette rentrée.
Plus Philippe cherche le rassemblement, plus le paysage autour de lui donne à voir la division.
Mais peut-être est-ce justement ce que raconte Uranus.
Une période de transition n’est jamais confortable. Elle oblige à abandonner une forme avant de savoir exactement quelle sera la suivante.
Et Philippe semble aujourd’hui être dans cet entre-deux.
Son thème natal possède d’ailleurs une autre particularité qui me paraît importante : Mars et Uranus se trouvent tous deux en maison X, la maison de la carrière et de la visibilité publique, avec un Milieu du Ciel en Balance. (Astrotheme)
Il y a donc, dès la naissance, quelque chose de très politique dans cette association entre ambition publique, stratégie, confrontation et recherche d’équilibre.
Cette Balance au Milieu du Ciel est intéressante aujourd’hui.
Car le mot qui revient sans cesse dans son discours est précisément celui de rassemblement.
Réunir.
Fédérer.
Faire converger.
Trouver un accord.
Mais la Balance n’est pas toujours l’harmonie. Elle est aussi la négociation, le rapport de forces, le face-à-face avec l’autre.
Et pour l’instant, les autres ne semblent pas disposés à jouer exactement la partition qu’il leur propose.
Alors, que va-t-il se passer ?
Je ne sais pas.
Et surtout, je ne crois pas que le thème permette de le savoir.
Ce que je vois, en revanche, est assez remarquable : au moment précis où Uranus arrive sur le Soleil d’Édouard Philippe, quelque chose dans sa manière d’occuper l’espace politique est en train de changer.
Est-ce le début d’une véritable recomposition ?
Un simple épisode de campagne ?
Une tentative qui obligera finalement chacun à revoir ses positions ?
Ou bien le début d’une aventure politique beaucoup plus vaste que celle qu’il avait imaginée ?
La messe n’est certainement pas dite.
Et avec Uranus face au Soleil, je serais bien en peine de prétendre que le scénario est déjà écrit.
Isabelle Genty,
10 septembre 2026




























